La Revue Egeria Patrimoine
La RevueN° 51 · 2 novembre 2026
← La Revue

— Divorcer · Divorce

Divorce : faut-il vendre ou conserver la résidence principale ? Le calcul avant de décider

Votre résidence principale vaut 800 000 €. Vous divorcez et souhaitez conserver le logement. Combien devrez-vous verser à votre conjoint ? Et surtout, aurez-vous les moyens de le conserver sans fragiliser votre patrimoine ?

Par Ewy Ramos · 2 novembre 2026 · 2 min de lecture

Lors d'un divorce, la résidence principale représente souvent l'un des actifs les plus importants du couple.

Trois solutions peuvent être envisagées : vendre le bien, le conserver en rachetant les droits de l'autre époux ou, dans certaines situations, maintenir temporairement une indivision.

Mais ces décisions ne produisent pas les mêmes conséquences financières.

Avant de choisir, il faut mesurer cinq éléments : la valeur du logement, le crédit restant, la soulte, les frais de l'opération et le patrimoine disponible après le divorce.

1. Combien vaut réellement votre part du logement ?

La première étape consiste à déterminer la valeur actuelle du bien.

Le prix payé lors de l'acquisition n'est pas nécessairement sa valeur aujourd'hui.

Une estimation immobilière doit tenir compte du marché, de l'état du logement, de son emplacement et des transactions comparables.

Il faut ensuite déterminer les droits de chaque époux.

Ces droits dépendent notamment :

  • 01Du régime matrimonial.
  • 02De la date et des conditions d'acquisition.
  • 03De l'origine des fonds utilisés.
  • 04Des quotes-parts de propriété.
  • 05Des éventuelles créances ou récompenses entre époux.

Un bien acquis pendant le mariage sous le régime de la communauté légale peut relever de règles différentes d'un bien détenu en indivision par des époux mariés sous le régime de la séparation de biens.

La moitié de la valeur du logement n'est donc pas systématiquement le montant auquel chaque époux a droit.

2. Comment calculer la soulte en cas de divorce ?

La soulte est la somme versée à l'époux qui reçoit moins de biens que ce à quoi ses droits lui permettent de prétendre lors du partage.

Prenons une situation simplifiée :

  • 01Résidence principale estimée à 800 000 €.
  • 02Capital restant dû sur le crédit immobilier : 200 000 €.
  • 03Bien détenu à parts égales.
  • 04Dette immobilière supportée à parts égales.